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En route pour Saint Gilles Croix de Vie Version imprimable
05-08-2009

Hier à la Corogne, le chrono s'est déclenché pour Aymeric Belloir et les 51 autres concurrents de la Solitaire du Figaro. A 15h59, dans un vent de nord-ouest de 5 noeuds, après un départ retardé de 2 heures, l'armada des monotypes a pris le départ de cette seconde étape entre La Corogne et Saint Gilles Croix de Vie. Une traversée du golfe de Gascogne sud-nord cette fois-çi.

 

 

S'extraire de la baie de La Corogne n'a pas été une mince affaire ! La côte espagnole, belle et escarpée, a joué à fond son rôle de tampon, empêchant le vent synoptique (flux général) de s'installer sur le plan d'eau du départ. Alors, avant de toucher le vent de sud-ouest soufflant au large, les premiers milles de cette deuxième étape ont été un véritable chemin de croix à parcourir !

Parti au bateau comité, Cap 56 se retrouve en compagnie de beaucoup d'autres du "mauvais côté du plan d'eau", comme disents les régatiers. Une bascule de plus de 60° s'effectue pour Aymeric Belloir, au pire moment. Une demi-heure après le départ, la scission est déjà de plus de 2 milles entre ceux qui étaient du "bon côté" et les autres.

La suite ? Certains profitent de couloirs de vent favorables pendant le passage pluvieux du front, alors que d'autres en souffrent, comme Aymeric. 17ème au pointage hier à 19h, le skipper plouharnelais se retrouve ce matin à la 46ème place.

Vers 1 heure du matin, les spis regagnent leurs sacs. Le vent vient de basculer au nord-nord-ouest, la visibilité s'améliore un peu mais l'ambiance générale reste très humide. Le programme de la journée et de la nuit prochaine est connu : du près plus ou moins débridé dans un flux de nord-nord-ouest 10 à 18 noeuds engendré par la dorsale anticyclonique qui s'installe derrière le front. Un bord de 200 milles pour rejoindre la marque SN1, bouée d'atterrissage pour les navires qui veulent embouquer la Loire. Une course de vitesse pure, où il faut gagner les mètres les uns après les autres. A ce jeu-là, il faut se montrer patient et déterminé, deux qualités que possèdent Aymeric. Et il faut aussi savoir "rester zen", comme le rappelait hier avant de partir le skipper de Cap 56. "Je pense à tout le chemin parcouru pour en arriver là, au plaisir aussi, à la chance qu'on a de naviguer sur ces bateaux ... Quand je joue de malchance, j'essaye de relativiser et de me dire qu'il y a des gens qui aimeraient être à ma place. Et puis je pense aux personnes que j'aime, ça m'aide."

 
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